lune

pour quelle lune pale

ais je le coeur qui bat

pour quel oiseau de feu

ais je les bras en croix

qui donc murmure au vent

et qui chante à la pluie

serait ce toi mon ombre

qui se joue de sa proie

serait ce ma lumière

au plus profond de nous

jour d’hiver

le vent souffle comme bête enragée, on croirait un monstre dans la cheminée. les poules se cachent dans le foin , le chien dort, parfois il rêve et ses pattes s’agitent.le vieux chêne perd ses dernières feuilles, son graphisme est parfait dans le gris du ciel.la comtoise égrène le temps , une note grave,une plus aigue, l’arrondi de son balancier en cuivre évoque la rondeur du ventre d’une femme.c’est une horloge qui ne marque pas l’heure mais quelle présence, le cuivre ciselé entoure le cadranet met en scene un attelage; cheval et paysan ont fière allure.C’est jour de tempête, l’océan confond sa grisaille avec le ciel.quelques fleurs s’entêtent à jeter du rose parmi les arbustes tandis que le camélia commence à fleurir; la fenetre qui donne sur la mer ruisselle et la pluie forme d’étranges dessins sur les carreaux cerclés de blanc; un rideau de lin d’un rose délavé l’entoure nonchallent. chaque objet est vivant, le jaune du fauteuil en cuir parle aux ramifications de la plante verte qui courent au plafond.les sculptures sont porteuses d’histoires. une joie paisible enveloppe la maison qui telle un navire affronte tous les temps

je suis le galop de la mer

l’orage et l’éclair

la ligne d’horizon

a la fois ange et bête

infernale cavale et douceur de colombe

Liée par le silence

La parole jaillit

Comme un cri

Dans la nuit